Amélie Darvas, prix Révélation Omnivore

«Encore sur notre petit nuage»

  • Amélie Darvas, à l'heure de cuisiner pour la table d'hôtes Transgourmet pendant le festival Omnivore. © Caspar MiskinAmélie Darvas, à l'heure de cuisiner pour la table d'hôtes Transgourmet pendant le festival Omnivore. © Caspar Miskin
  • En route pour sa masterclasse sur la scène Salé, lundi 6 mars. © Caspar MiskinEn route pour sa masterclasse sur la scène Salé, lundi 6 mars. © Caspar Miskin

Le rideau du festival baissé, retour sur les primés 2017, en quelques questions, chaque vendredi. Après le Créateur, place à la Révélation.

La Révélation Omnivore 2017 ne dit jamais je. Toujours on. Et rit. Pas un rire tonitruant mais le petit rire discret des grands timides. Elle revient avec nous sur son premier festival, et sa récompense.

 

Alors, remise de vos émotions depuis la remise des prix Omnivore, le 5 mars ?

C’était dur de reprendre le lendemain. On était encore sur notre petit nuage. J’ai été très touchée par ce prix, d’autant que c’était la première fois que je participais au festival ! J’ai appris que j’allais être primée quelques heures avant par Luc Dubanchet à la fin du déjeuner Transgourmet, j’étais toute surprise. Et il est pour toute l’équipe ce prix, je ne le prends pas comme une récompense individuelle, c’est pour tout le monde. On a accroché le diplôme sur la porte du restau…

Comment vous étiez-vous préparée au festival ?

C’était davantage une préparation psychologique pour moi, qui suis très timide, pas très show. Mais je me suis dit que j’allais rester moi-même, naturelle. Depuis que je sais que j’allais faire une masterclass, quatre ou cinq mois avant, j’y ai pensé tous les jours. Pas à ce que j’allais faire – une semaine avant, je n’avais encore rien préparé – mais comment ça allait se passer.

Et cuisiner devant 1500 personnes, ça s’est passé comment ?

Je n’ai pas réalisé ! Je me suis mise dans une bulle, ma bulle et je me suis dit : «Tu es au Haï Kaï, fais du Haï Kaï». Faire du Haï Kaï, c’est faire comme à la maison. Je voulais me sentir à l’aise, c’est pour ça que toute l’équipe était sur scène.

Vous êtes la seule à avoir fait monter du public à table sur scène, qui en a eu l’idée ?

Trois ou quatre jours avant, avec Gaby, ma complice sommelière, on s’est dit que si on faisait du Haï Kaï, ça veut dire qu’on partage. Donc on a partagé avec les membres du public qu’on a invité sur scène, dont mon éleveur de veau, c’était rigolo.

Si je vous dis «Jeune cuisine», vous me dites…

Ça m’inspire… Et en même temps, je ne fais que reprendre ce que j’ai appris, la cuisine classique sert la mienne, car «jeune cuisine» pour moi, c’est aussi la liberté.

Votre aventure Omnivore en trois mots ?

Plaisir / Générosité / Attention.

 

Propos recueillis par Audrey Vacher

Haï Kaï

104 quai de Jemmapes, 75010 Paris