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La Jeune Rue, Monopoly pour millionnaire

Le plan de La Jeune Rue

À partir d’avril, le quartier de la Rue du Vertbois, derrière République, devient « La Jeune Rue » un projet culinaire et artisanal dingue voulu par Cedric Naudon, discret financier millionnaire, déjà à l’origine du Sergent Recruteur sur l’île Saint-Louis.

Ce coup-ci, il vient (juste) de racheter en moins de deux ans une trentaine de locaux répartis sur les rue du Vertbois, Voltat et Notre-Dame de Nazareth, à deux pas de la place de la République. Il s’est ensuite entouré d’artisans  de renoms comme Perrine et Charles Hervé-Gruyer (la ferme du Bec-Hellouin) ou Roland Feuillas (le Moulin de Cucugnan) pour fournir les matières premières et d’une flopée de maîtres du design international pour concevoir les lieux. Au final, c’est une trentaine d’adresses de bouche (boulangerie, épicerie, fromagerie, restaurants…) et d’art qui ouvriront leurs portes petit à petit dès avril. Sorte de Monopoly à taille humaine, La Jeune Rue a pour ambition de revitaliser tout un quartier de la capitale en alliant modernité esthétique et la vision éclairée de producteurs engagés dans des formes d’agricultures vertueuses et éthiques.

 

20 boutiques 

Accessible pour l’occasion, la meunerie désignée par Jaime Hayon, toute en nuances sombres respire l’aisance et le fantasque.  La poissonnerie prendrait selon les rumeurs des airs d’igloo sous le coup de crayon de Tom Dixon et le cinéma, pensé par Andrea Branzi en association avec MK2 s’annonce déjà comme un haut lieu culturel du quartier. Soutenu par la mairie du 3ème, un conglomérat bancaire ainsi que la région île de France, le projet représente une somme pharaonique, tenue jalousement secrète. À noter qu’un laboratoire de 1000M2 à Bercy servira d’annexe et que 250 emplois seront créés. La Jeune Rue pourrait bien être la meilleure idée de l’année. Sur le papier l’offre est en tout cas alléchante.

TD