Omnivore Paris 2017 > Fucking dinners

Paris passe à table

Paris passe à table

Quand Omnivore crée en 2009 à New-York les fucking dinners, c’est bien avant la mode des Pop-up. Ils sont quatre, cette année, à mettre Paris à table durant le festival.

À quoi reconnaît-on un bon Fucking-dinner? À l’excitation qui le précède. L’envie absolue d’un chef à recevoir un confrère dans sa cuisine. Ça commence souvent par un coup de fil – ou un message privé, l’époque veut ça –  à la production : « J’ai vu que Truc, venait au festival! Je l’adore, on a bossé ensemble, ce serait tellement bien de faire un dîner avec lui. » Il en fut ainsi en 2017 de Mauricio Zillo, enthousiaste comme un enfant à l’idée de voir dans la capitale son pote Alberto Landgraf. En cinq minutes – et deux messages Facebook – le tour était joué : le chef d’Oteque en pleine ouverture à Rio sera bien l’invité d’À Mère le 7 mars. Pour le meilleur, car ces deux-là s’entendent comme de vrais complices.

Ça ne va pas toujours de soi. On a connu quelques tensions dans quelques mètres carrés de cuisine, des couples d’un soir qui se déchirent sur la cuisson d’un carré d’agneau, le dosage d’un jus… Il faut faire sur le tas quelque traité, imposer provisoirement la paix. Mais on connut aussi des moments bouleversants d’osmose et de complicité, de grands gars se tombant dans les bras, trop d’émotions et d’énergies consumées.

 

Gageons que les quatre Fucking d’Omnivore Paris 2017 seront aussi denses qu’espérés. Taku Sekine au Dersou dans une revisite de l’Asie avec le génial Hong-Kongais Bao La; Atsushi Tanaka dans une précision du diable avec l’impertinent Arnaud Laverdin pour la rencontre AT – La Bijouterie; Sugio Yamaguchi en démystification du classique au Botanique avec le néo-traiteur brillantissime Yohan Lastre. Alléchant non?

Les réservations sont à faire directement auprès des restaurants accueillants. Dépêchez-vous, il reste peu de places. LD

 

> Voir le programme des Fucking Dinners