OMNIVORE PARIS 2020

Bordeaux de festival

  • © CIVB
  • © Mathieu Anglada

Les Vins de Bordeaux mettent en lumière leur engagement environnemental à travers des dégustations, des ateliers et des masterclass sur leur stand et dans les verres pendant le festival.

La sarabande des grands crus spéculatifs, le gel tardif de 2017 dont Bordeaux ne s’est pas encore remis, les conséquences dramatiques des éruptions trumpiennes, le marché chinois incertain, l’impact du Brexit et, pour couronner le tout, une pandémie… Bordeaux pourrait courber, mais Bordeaux ne plie pas. Car le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont volontaires et dynamiques, depuis qu’ils ont fait le pari de « se réinventer » et de « changer les codes » de cette viticulture à la notoriété mondiale qui s’engage à changer de visage pour le bien de la terre, des hommes et du commerce.

 

Terroir, diversité, certification

Le CIVB et Omnivore, c’est une macération longue, comme pour un rouge de garde. Échaudés par des années boisées d’une viticulture qui ne nous faisait pas grimper aux arbres, occupés à enfourcher le cheval nature, soucieux d’une viticulture saine pour la terre, ceux qui produisent et ceux qui consomment le vin, jusqu’à ce que l’évidence s’impose, vérifiée sur place (cf. Foodbook#11, Voyage en border Bordeaux) : ça bouge dans le Bordelais. Partout, ils veulent une viticulture durable et s’en donnent les moyens. Près de vingt-cinq ans que le Comité interprofessionnel des vins de Bordeaux s’agite et agit pour accompagner cette transition écologique. Ainsi, en 2019, 65% du vignoble était certifié par une démarche environnementale. L’objectif du 100% est dans la ligne de mire. C’est aussi cette avancée que veulent démontrer le CIVB et Omnivore avec cette sélection.

Quatorze vins représentants de toute la diversité du terroir bordelais retenus parmi les 32 dégustés, issus des six familles de vins qui animent le premier vignoble AOC de France (65 à eux seuls) : Médoc, Graves, Entre-deux-mers, Sauternais, Libournais, Blayais.

Le millésime 2019, dont le volume s’établit à 4,9 millions d’hectolitres, est né à la faveur de bonnes conditions climatiques. « Tous les signes techniques sont au vert, ce qui laisse augurer d’un millésime prometteur. » C’est ce qu’annonçait Bernard Farges, président du CIVB. Ça tombe bien, ces vins sélectionnés à l’aveugle en sont issus. AV

 

Sélection à découvrir sur place dans le verre aux tables et aux bars des espaces de restauration et dans le Foodbook#14, disponible en avant-première à la librairie éphémère du festival.