À TABLE

Candide indeed

Jeudi, on se met à table. À Belleville, chez Candide, autour d’une rôtissoire conviviale et pour une cuisine convaincante.

Ils démarrent leur première affaire à la trentaine et ils font plaisir à voir œuvrer. Camille Guillaud vient de la food tech, Alessandro Candido, son amoureux de chef, est passé par la Cave de l’Insolite. Ça, ça dit que la carte des vins qui maintient en vie est assurée (que du propre, Barret, Champ des Barbiers, Séléné, Calcarius…). Et puis s’impose dans l’ex-institution du couscous de Belleville des Quatre Frères tout joliment retapé, la rôtissoire. Après tout, Candide se veut « table vivante et bienveillante », c’est raccord. Candide, parce qu’Alessandro Candido veut en sus proposer « la cuisine la plus pure possible », via des produits sourcés (ils travaillent les légumes de Xavier Fender, et le carné avec Thomas Vecten et la Ferme de Clavisy. Et l’huile d’olive vient de la production familiale des Candido.

Premiers kicks : croquettes d’agneau confit, seiche à la calabraise et œuf cocotte crémeux… Puis un poulet cou-nu du Gâtinais contisé qu’on a croisé en train de se faire dorer la panse et nourrir les légumes (de Xavier Fender) du lèchefrite qui l’accompagnent en arrivant dans la salle par la traboule qui part du mange-debout accessible du boulevard de la Villette dès 18 h 30, où on a dégusté les panneles (des panisses à l’italienne) d’Alessandro avec un vivifiant IX Miglio romain (malvoisie, trebiano impec) en préambule. Les copains de table se laissent tenter par le cochon fermier de l’Yonne (rosé, énorme), sur de juteux panais rôtis et de la puntarelle. Et une Tranche de Jambon made in Chenas (chez Louis Damien Bouchacourt) arrosa idéalement tout ça.

Formule quotidienne à midi pour 17 ou 20 euros. À la carte le soir, compter une quarantaine d’euros. Sans les vins. AV

 

Restaurant Candide

35 rue de Sambre-et-Meuse, 75010 Paris

Candide.paris

Fermé le week-end