OMNIVORE PARIS 2020

La cuisine grandeur nature

  • Gambero à l’eau de gingembre. Crédit photo : Mickaël Bandassak
  • Crédit photo Mickaël Bandassak
  • Crédit photo : Mickaël Bandassak

Le déjeuner by Prince Noir, le dîner par Pierre Gagnaire et Alexandre Mazzia. La salle à manger d’Omnivore vit un premier festival de rêve au Parc floral.

La deuxième journée du festival a été intense du début à la fin. Marquée du signe de la Cuisine.

Ippei Uemura en improvisation permanente sur la scène Transgourmet au service du produit, Maxime Laurenson qui prépare sa première Grande Scène avec une excitation qui fait plaisir à voir, et la Table de Vivien qui déborde de la générosité et de la Prince Noir’s touch dans tous les détails, jusqu’à ces moments toujours spectaculaires de découpe de salle. De l’amour en barre dans ce foie gras à la braise et ses dentelles de betteraves au coldbrew…

 

À la fin d’une journée de masterclasses de haut niveau, nous  trotte dans la tête, cette formidable révérence d’Hugo Roellinger avec L’Estran – « Cette recette a le goût du silence de la mer » – quand on s’est retrouvée attablée, parée pour un one-shot de légende. Pierre Gagnaire et Alexandre Mazzia ont emmené ailleurs les convives, sans exception on oserait se hasarder, en osmose dans un savant mix des marqueurs de leurs cuisines respectives. On ne va pas trop vous en faire baver, mais les vermicelles de légumes au curry et jus de cochon à la betterave et le gambero à l’eau de gingembre et ses disques de beurres blancs café safran et plancton et gel de piment, on s’en souviendra. Et toutes les nuances de végétal qui ont habité les plats dans un festival de textures… Il y avait du don de soi dans ce dîner de légende. AV