Omnivore Paris 2019

Flash Backs #3

  • Première pour Lionel Giraud. Il a apporté tout son Narbonne sur la Grande Scène. © Romain Guittet
  • Amélie Darvas et Gaby Benicio, comme à la maison. © Romain Guittet
  • Catherine et Hervé Bourdon. © Romain Guittet
  • Les Mezcal Brothers. © Caspar Miskin
  • Chaque jour, au rendez-vous du Coffeetail Lavazza en fin de journée. © Romain Guittet
  • Vivien Durand en cuisine pour la Table d'Hôtes Transgourmet. © Caspar Miskin

Omnivore par Omnivore. Une replongée dans les trois jours du festival avec ce qui nous aura le plus marqué au fil des scènes. Notre série en trois volets prend fin ici. En beauté.

Grande Scène : Terroir mon amour

C’est un endroit où les pins ne produisent pas de pignons, donnant une sève puissante. Lionel Giraud (La Table Saint-Crescent) utilise les bourgeons pour cuire au sel et les aiguilles pour fumer les poissons de la criée de Port-La Nouvelle. Ça sentait bon le Narbonnais lundi matin, et l’amour pour cet écosystème qui produit aussi de l’achillée millefeuille, « pansement de la nature », et le tatoué a mis un sacré baume au cœur.
À une petite heure de là, Amélie Darvas a trouvé où s’enraciner, après un coup de cœur partagé avec Gaby Benicio pour ce village où elles peuvent écouter pousser les fleurs. Sa cuisine est devenue plus végétale, forcément, mais quand il y a de la vache qui paissait dans les vignes de Didier Barral, on sait à quel point cet attachement est devenu charnel.
Hervé Bourdon avait déraciné pour quelques heures toute l’équipe du Petit hôtel du Grand Large pour tout un menu, iodé et potager. Et un baiser à Catherine dont Omnivore se souviendra longtemps.

 

Scène Cocktail : Explosive

Vers 14 h 30, on a passé une tête dans la salle de la scène Cocktail avec son beau bar et son beau monde back bar. Là, les doux furieux de la Mezcaleria. David Migueres, aperçu au Fucking Dinner à Inka, déroule sa story derrière ses verres teintés pendant que tournent des petites choses délicieuses à l’hibiscus, prélude au choc qui va suivre sous forme de shot de TNT fumée, que David Migueres raconte si bien, mettant l’accent sur le travail humain derrière la transformation de l’agave au mezcal (qui signifie littéralement agave cuit). Tout comme Ben Tyler, head bartender de la Mezcaleria Paris, qui prend le relais pour expliquer les fondamentaux de son WTF Menu : mezcal, producteurs et artistes mexicains.

 

Scène Café by Lavazza : Vivien Durand est grand

Martin Scorsese aurait sans doute pu filmer la journée de la Révélation Omnivore 2018 Vivien Durand – hélicoptères du FBI et coke en moins – et en faire un remake des vingt dernières minutes de Goodfellas, tout le monde n’y aurait vu que du feu. L’inépuisable Basque a enchaîné un déjeuner sans faute à la Table d’hôtes Transgourmet et une Masterclass de feu sur la scène Lavazza, où il a servi un pigeon façon pastrami à se damner, avant de conclure en beauté par un huit mains chez Yannick Tranchant, à Puteaux, featuring en sus les frères Costardi. Bon, grand, généreux, comme il l’est chaque jour dans son Prince Noir à Lormont, l’homme dont le prénom est une double incitation au plaisir n’a pas failli à sa légende.

 

Scène Artisan : Fedon et les abeilles

Thierry Fedon est un apiculteur optimiste. Avec sa femme Svetlana, ils ont conté au micro de Stéphane Méjanès la belle histoire de la maison Fedon, « éleveurs d’abeilles » dans le Limousin où 1 500 ruches sont dispersées dans les collines de la région. « Il y a des miels, et pas un seul et c’est important de montrer cette diversité. » Pour préserver les abeilles, en voie de disparition, Thierry élève des reines, imperturbable : « L’abeille est un symbole de qualité environnementale, il faut la préserver en s’adaptant en permanence, et surtout rester positif, aller de l’avant. » Voilà de quoi garder le sourire.