À table

L’Anartiste, ni dieu ni miettes

On est jeudi, on se (re)met à table. Direction Toulouse, dans le café/table/bar à vins de doux fadas sans compromis avec le vivant.

Rebelle pour sûr, mais moins punk à chiens que Marcel Duchamp, Bruno, petites lunettes surannées, loue les bonshommes derrière ces propositions écrites à la plume qu’on se passe au comptoir en attendant une place qu’on partagera volontiers avec notre voisine. En mode afterwork, on s’enfile une bière paysanne de la Bourdette à Gaillac, bien nommée Zythum, pour « vin d’orge » (3,60€), résistant on ne sait comment à la tentation de la « grignote de survie », mini-portion de charcut’ de porc noir gascon (3€) et à l’appel de la tartelette de patate douce (7€). Une herbe circule, pas une cannabacée mais une de la famille des apiacées : « C’est du maceron, le céleri du Moyen-Age ! » explique le cueilleur en levant le coude. Bruno en a fait un pesto, dans un « bol sympa » mais pas Bouddha (12€). On finit par s’asseoir après avoir rangé un album de Tchoupi qu’un pitchou a oublié de ranger. On aurait bien emprunté un Scrabble, mais on était attendues ailleurs. À la vue des chemex on se dit qu’on resterait bien là tout l’après-midi écrire nos bafouilles et parler dada avec ces doux fadas.

Amélie Riberolle

 

L’Anartiste

3 rue des Couteliers, 31000 Toulouse

05 34 41 28 55.

Mardi-samedi 14:00–22:30

www.lanartiste.org