Manger

Le Mermoz réveille le 8e

Le tout récent Mermoz avec, aux fourneaux, une ancienne de l’Astrance, ouvre enfin la voie d’une cuisine vivante dans un VIIIe arrondissement amorphe.

La dernière fois que Pascal Barbot nous avait parlé d’une «ancienne», c’était pour nous recommander d’aller voir une certaine Adeline Grattard… On connaît la suite. Manon Fleury est tombée cette fois-ci en plein milieu d’une longue conversation où le chef de l’Astrance nous parlait de son exigence et de la fierté de voir ses anciens s’installer. Manon Fleury : c’est le nom qu’il nous a glissé à l’oreille.

Forcément, on y est allé, au Mermoz, pas plus tard qu’aujourd’hui. À deux pas des Champs-Elysées, dans ce VIIIe qui était le quartier privilégié de la restauration… en 1990 ! Drôle d’endroit pour s’installer, à moins d’y habiter ou d’y travailler. C’est le cas d’un des associés qui, finaud, a bien vu qu’il n’y avait pas à la ronde d’endroit déluré pour une cuisine abordable et décomplexée.

 

L’ancien Mermoz a gardé sa belle devanture de brasserie, l’intérieur a de la gueule, joliment ripolinée mais avec aspérités. L’équipe est jeune, investie, compétente et le déjeuner du midi fait mieux que jouer les faire-valoir. Après seulement 5 jours d’ouverture, la bonite marinée/clémentine Tangeli/fenouil bronze (12€), les coques, sauce vierge coriandre (8€), le cabillaud nacré/chou cabus/sésame grillé (19€) vont forcément se tailler un beau succès, parce que c’est bien fait, que ça sonne juste. Le pain est bon, la carte des vins courte mais nature. Le soir, du lundi au vendredi, le Mermoz ouvre dans une configuration bar à vins et petites assiettes. Toutes signées Manon Fleury. On en reparle, vite. LD

 

Le Mermoz

16 rue Jean Mermoz

75008 Paris

Metro Champs-Elysées

Tél. : 0145636526