Manger

On emporte volontiers…

  • Adrien Ferrand et ses fureurs d'Asie.
  • Le jambon beurre de compète des Trois Coups à Marseille.
  • Yannick Tranchant transpose L'Escargot 1903 à la maison, aux petits oignons.

Confinement II, sélection #1. Des adresses Omnivore qui s’emportent ou se livrent. Pour survivre.

L’obstacle Covid s’épaissit avec la mesure supplémentaire, nécessaire sans doute pour freiner la bête mais assassine pour la profession, entrée en vigueur vendredi : tous les restaurants et débits de boisson mettant en place la vente à emporter et la livraison devront cesser toute activité de 22 heures à 6 heures du matin. Parallèlement à cette mesure, l’arrêté pris par Didier Lallement, préfet de Paris, interdit également toute vente d’alcool durant la nuit. Se faire plaisir tout en aidant le secteur à maintenir la tête hors de l’eau va finir par prendre des allures de devoir civique à ce train. Notre pierre : une première sélection Omnivore d’offres de première nécessité.

 

PARIS
What Eels ?

Chic, Adrien Ferrand et son petit monde à emporter ! Des tapas (croquettes d’agneau en vue) à moins de 10€, des plats à partager et individuels, l’occasion, si ce n’est déjà fait, de goûter sa fameuse anguille à la réglisse (14€) ou de craquer pour le ris de veau en tempura, et des desserts à 6,50 €.

www.restaurant-eels.com

PS : Brigade du Tigre s’emporte aussi. Sushi cochon obligatoire. Confite, laquée, fondante (et confondante avec un unagi) une poitrine à se damner.

 

Passerini a casa

Giovanni Passerini reprend du service et se met à la VAE sur tout Paris depuis vendredi, youpi. Du mercredi au samedi, commandez la veille entre 10h et 22h et retirez vos achats directement au restaurant entre 18h et 19h. Livraison à domicile sur tout Paris cette fois entre 17h et 20h (pour la livraison, le minimum de commande de 60€ et les frais sont de 10€)

Pour commander, cliquez ici

 

L’Escargot tranchant

Parce que Yannick Tranchant se démène comme un beau diable depuis le début de cette crise avec les moyens du bord et au gré des contraintes et des tuiles, l’énergie qu’il met dans son offre à emporter se récompense. En plus, c’est nous qui y gagnons ! Le chef a aussi ouvert le marché de l’Escargot en soutien à ses producteurs et son épicerie, où les huiles d’Alex Munoz coulent à flots. Rien que pour son millefeuille, on clique. Du lundi au vendredi. Commandes jusqu’à la veille 19 heures.

 

LILLE
Love van Rijsel

« Aujourd’hui, on ne peut pas faire notre métier mais vous pouvez aider nos producteurs à sauver les meubles en étant clients chez eux, depuis chez nous. » Le bon sens signé Florent Ladeyn. C’est donc reparti pour son marché de producteurs, qu’il avait initié au printemps, et qui se passe cette fois au Bloempot. Soit « le meilleur des Flandres à prix coûtant » chaque samedi de 10 à 14 heures.

 

LYON
Tout Food Traboule en un clic

Quand on sait à quel point l’ouverture Food Traboule a été un combat de longue haleine, on clique pour la survie du gang des Lyonnais pendant cette deuxième épreuve à négocier. Se faire livrer via Deliveroo ou venir chercher sa commande effectuée en autant de clics que d’envies ici, c’est moins rigolo que de se balader de comptoir en comptoir, mais c’est tout aussi bon.

 

MARSEILLE
Les Trois Coups en marché

Eugénie Flipo et toute sa joyeuse bande à qui on ne la fait pas passent Les Trois Coups en mode nouvelle épicerie paysanne. Des œufs, des fruits et légumes, du pain (de @maisonsainthonoremarseille, du jambon de @ospitaleric, des cornichons de @maisonmarc.fr, du jambon, des huîtres (Migliore, s’il vous plaît), des moules, des bières, du vin… l’une de nos caves à manger fétiches à Marseille se transforme en marché résilient, ouvert tous les jours de 11h00 à 14h00 et de 17h à 20h.

 

BORDEAUX
Vivien Durand, aux Halles of fame

Sortir de la ville, direction les Halles de Talence, créées par l’entreprise Biltoki. Vivien Durand y a ouvert sa nouvelle cantine le 23 septembre, où, avec Antton Lesobre, il met en avant les commerçants et producteurs des Halles. Des entrées, des plats très canaille et gourmands, des garnitures, la marée et des desserts… On peut tout emporter – compter entre 5 et 15 euros les propositions – à condition de venir avec un Tupperware. Ça s’appelle la Cuisine de Vivien et on se tient au courant ici.

 

BREST
Un Imaginaire du tonnerre

C’est pas un vulgaire virus qui va arrêter les Pouzadoux. Comme au printemps, c’est « Text & Collect » à l’Imaginaire. Avec Urbain (le déj street), Goûter (pauses sucrées by Charlotte) & Picorer (la box à partager), ainsi qu’un petit nouveau, Réconfort, à 12€ la portion, « un plat mijoté, de terroir ou aux inspirations diverses ». Il a démarré avec une blanquette de volaille fermière, par exemple. La marche à suivre : rester aux aguets sur leurs réseaux, ici ou , le dimanche soir où ils annoncent la couleur de la semaine et commandez la veille par SMS au 06 16 19 72 84.

 

GRIGNAN
Autant emporter la Plume

Artichaunade, sardinade, tapenade, anchoïade… Du grignotage made in Aix&Terra en pot et une des formules à emporter de Julien Allano, qui se met en mode Bistro à emporter en cette seconde étrange période. Entrée, Plat et Dessert à 28,00€ / Entrée et Plat à 25,00€ / Plat et dessert à 23,00€, ainsi que la cave à prix vigneron, à commander tous les jours, en cliquant ici ou par téléphone 04 75 00 01 01 et à retirer au 200 route de Montélimar, 26230 Grignan, de 12h à 12h30 et de 18h30 à 19h. Ah, le chef a ajouté un menu Exception à 80€ : entrée, plat mer, plat terre, fromage et dessert, bouteille de champagne incluse le week-end.

 

NARBONNE
L’instant Giraud

Lionel Giraud à la maison pour 25 euros. Alléchant pour découvrir sa toute fraîche Cave à manger et à boire. Commande par téléphone ou via son site. En entrée, son menu de l’instant. Cette semaine, c’est mousseline de morue douce, émulsion d’ail et suc d’estragon. En plat, mijoté de porc Tirabuixo, jeune légumes d’Estarac (autant dire la régalade), jus simple et un cheesecake aux agrumes Bachès pour finir en beauté. Du lundi au samedi, à retirer de 11 à 13 heures et de 17 à 19 heures.

 

Audrey Vacher