Pour une agriculture du vivant

Le sol en mouvement

On a suivi de près le lancement de Pour une Agriculture du Vivant à la Fondation Good Planet, jeudi, à Paris. Et écouté ceux qui ont initié le mouvement.

Reconnecter les maillons de la chaîne alimentaire, de l’aval à l’amont, pour avancer ensemble vers la transition agro-écologique de l’agriculture française, c’est le credo de Pour une Agriculture du Vivant. Ce mouvement, né de la rencontre entre agronomes, agriculteurs et acteurs de l’agroalimentaire, se concentre sur trois axes : développer l’accès de l’agronomie au plus grand nombre, structurer la filière alimentaire et communiquer sur les enjeux écologiques. Producteur, distributeur, consommateur, chacun peut devenir acteur de cette transition.

 

À la Fondation Good Planet, jeudi, il y avait foule pour écouter les échanges et les paroles du parrain du lancement, Thierry Marx.

Jean-Philippe Quérard, président du mouvement : « Au-delà de l’espoir, ce mouvement doit redonner du sens dans une société en perte de repères. Il faut retrouver des fils conducteurs pour refonder notre civilisation, l’agriculture vivante en est un. »

Arnaud Daguin, vice-président et porte-parole du mouvement : « Le sol est essentiel. Or, on le maltraite depuis des millénaires, on perd de la fertilité, et donc de la capacité à produire. Un sol en bonne santé, c’est un sol en mouvement et résilient. »

Jean-Philippe Quérard : « Le grand défi est de faire se parler des gens qui ne se parlent pas, pour faire émerger des initiatives ensemble et de permettre à chacun de trouver un espace de collaboration »

Arnaud Daguin : « Ça fait 25 000 ans qu’on se fout sur la gueule avec la nature. En ces temps de colère rouge, c’est le moment de la grande réconciliation »

Un mouvement qu’Omnivore suivra pas à pas. JF