News

Punky Pain Pain

C’est tout frais – ou tout chaud, c’est selon – du jour, ça s’appelle Pain Pain, et c’est fichtrement bien.

Lire Pain Pain, ça appelle de gros riffs ou des envolées de percus. Un truc de punk. Comme ce fanzine. On ne rappellera jamais assez que ce terme est la contraction de « fanatic magazine », un truc de geek pour geeks du truc, réalisé en mode DIY. C’est tout Thomas Grunberg ça. On le connaît bien Thomas, pour l’avoir vu quasiment naître dans la cavalcade des festivals Omnivore. Qu’il ait pondu Pain Pain au cours du premier confinement nous étonne à peine. Comme pour panifier, il avait enfin, à l’insu de son plein gré comme tout le monde, du temps. Qu’il le confie en toute retenue tout en ne se retenant pas dans son édito est touchant. Et donne le ton de ce grand (pour le fond…) petit (… et la forme) 24-pages de 4,50 euros, à commander ici.
Pain Pain, c’est écrit tout en gros sur la couv, est une « publication indépendante sur le pain et ses conséquences ». Qui initie, qui fait découvrir (Shinya Inagaki, cette fois-ci), à qui Ryoko Sekiguchi écrit, qui file des bulles à Camille Potte pour illustrer la recette du levain, un portfolio à Robert Cumming… Tout ça le jour où Barnabé est mort… Bravo.

Audrey Vacher