Expo photo

Quai des Suds

  • Mezzanine de la gare TGV d'Avignon.
  • Marc Fontanne (Le Prieuré, Villeneuve-lès-Avignon) et Matthieu Cellard.
  • Jean-Luc Rabanel (L'Atelier, Arles).

La gare TGV d’Avignon, en forme de cigale, accueille jusqu’au 15 mars 2019 une expo photo autour de sept chefs du Sud.

Ici, c’est le Sud. Terre de festivals et d’art de vivre, n’ont pas manqué de souligner les élus au buffet de la gare dressé par les chefs du coin, qui se sont prêtés au petit jeu lancé par Dimitri Kuchenbrod. Il a envoyé à chacun un photographe explorer son univers, dans une série de sept photos affichées sur les vitres de la mezzanine.

Des binômes composés « à l’affectif, comme Monsieur Charial nous l’a appris », sourit Dimitri en rendant hommage au pape de la gastronomie locale. Certains avaient envie de travailler ensemble depuis un moment, comme Alban Couturier et Alexandre Mazzia (AM) ; d’autres ne se connaissaient pas, comme Marc Fontanne (Le Prieuré) et Matthieu Cellard : « Con, on a fait la paire ! » Au-dessus d’un tartare de daurade à manger à la cuiller en plastique, ils se remémorent un autre instant iodé, où le cuisinier fait embrasser une tête de saumon au photographe.

 

«Marlon Brando»

C’est aussi dans ces signatures des séries, où les rôles sont inversés, qu’on perçoit l’intensité d’une rencontre. Mais c’est aux chefs que l’agent de surveillance vient demander des autographes. « Oh, y a une photo où tu ressembles à Marlon Brando », lance Julien Allano (Le Clair de la plume) à Glenn Viel (l’Oustau de Baumanière). Le gaillard des Alpilles, vu par Hervé Hôte, aurait comme les autres mérité les grandes voûtes pour cimaises, comme pendant les Rencontres. Pour que le voyageur voie clairement qu’ici (et ailleurs), la cuisine est une culture.

Amélie Riberolle

 

Les binômes exposés :

Julien Allano et Alain Maigre

Marc Fontanne et Matthieu Cellard

Édouard Loubet et Marie-France Nélaton

Alexandre Mazzia et Alban Couturier

Jérôme Nutile et Jean-Philippe Garabedian

Jean-Luc Rabanel et Pascal Lattes

Glenn Viel et Hervé Hôte

 

NB : Le bon côté du format modeste, c’est qu’à l’issue de l’expo, les clichés seront vendus aux enchères et les bénéfices reversés aux orphelins de la SNCF.