Omnivore Paris 4>6 mars

Omnivore, le portrait des quinze ans

© William Lacalmontie pour Omnivore

Difficile de résumer 15 ans d’histoire et des milliers de rencontres en un seul portrait de groupe. Mais Omnivore ne pouvait se priver du plaisir de rassembler avant Omnivore Paris, quelques-uns des chefs qui ont compté dans son histoire.

Faire une photo d’un groupe de 15 pour synthétiser quinze ans d’Omnivore relève forcément de l’exercice casse-gueule, quasi impossible. En quinze ans, dont 13 de festival en France – au bas mot 40 dans le monde avec l’Omnivore World Tour –, un bon millier d’invités se sont succédés sur les scènes d’Omnivore. De France, de Russie, des Etat-Unis, d’Australie, du Danemark, de Hong-Kong, du Canada… Parce qu’Omnivore est allé découvrir partout ce qui se faisait de mieux dans la cuisine contemporaine, parce que la curiosité, le défrichage, ont toujours été le centre, le moteur atomique, de l’intervention d’Omnivore dans et pour la cuisine.

Des milliers de spectateurs-acteurs, des milliers d’heures de rencontres, d’échanges, de partage : c’est ce que cette photo unique, un peu magique, shootée en décembre dernier à la Maison de la Mutualité, résume à elle seule. Comme une sédimentation d’âges et d’expériences qu’on pourrait résumer ainsi dans la chronologie de la Jeune cuisine :

 

Les FONDATEURS

Anne-Sophie Pic, Sébastien Bras, Alexandre Gauthier et Jean-François Piège étaient là dès 2003 pour les premiers pas d’Omnivore. Ils étaient déjà reconnus, porteurs d’une identité singulière, riche d’une histoire personnelle (famille ou grand style de cuisine) mais déjà capables de s’en détacher. Ils sont ceux qui osent avant tous les autres. On ne les remerciera jamais assez.

 

Les révélateurs

Car il fallut attendre la fin des années 2000 pour voir grossir les rangs de la Jeune cuisine en France. Giovanni Passerini ouvrit Rino en 2008, peu après le Chateaubriand. Le Far-East (10e, 11e, 12e arrondissements ) ne s’attendait pas encore à voir déferler une véritable ruée de jeunes pionniers. Gregory Marchand, lui, choisissait le Sentier pour coloniser la rue du Nil de son Frenchie alors que David Toutain jouait les beaux quartiers avec Agape.

Cyril Lignac, depuis 2005, montrait qu’un chef pouvait être autre chose qu’une figure en toque derrière son passe. Qu’on aime ou pas, l’effet accélérateur de la télévision a joué un rôle majeur dans l’arrivée d’une génération spontanée aux fourneaux.

 

LA GENERATION JEUNE CUISINE

Des plus « jeunes anciens », Taku Sekine, Alexandre Mazzia, Adeline Grattard, aux plus « jeunes jeunes » Amélie Darvas et Florent Ladeyn, la Génération Jeune cuisine est arrivée à partir de 2013, soit dix ans après les premiers articles d’Omnivore en octobre 2003. Elle est l’incarnation d’une créativité assumée, déjà mature. Ces chefs se sont enrichis de toutes les expériences précédentes et deviennent, par leur travail et leur engagement, exemplaires pour les « bébés Jeune cuisine » qui ne manqueront pas d’arriver d’ici 2020.

 

Sur la photo, de gauche à droite : Grégory Marchand, Giovanni Passerini, Luc Dubanchet, Taku Sekine, Anne-Sophie Pic, David Toutain, Pascal Barbot, Alexandre Mazzia, Amélie Darvas, Cyril Lignac, Alexandre Gauthier, Jean-François Piège, Sébastien Bras, Adeline Grattard, Florent Ladeyn.

©William Lacalmontie pour Omnivore

 

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